Comment gérez-vous l’intention de quitter son job dans votre entreprise ?

Publié par An Degryse

L’intention de quitter son job – et par conséquent le roulement des employés – constitue un casse-tête important pour les entreprises et responsables en RH.


Selon une étude du moniteur de l’emploi de l’Institut pour l’Innovation et l’Emploi flamand (SERV), ce sont surtout la démotivation et le manque de plaisir au travail qui sont associés à un risque de départ plus élevé. Par ailleurs, d’autres facteurs influencent la décision de changer d’emploi : trop peu d’opportunités d’évolution, de développement ou d’apprentissage dans le cadre du travail, des plaintes de stress au travail ou des difficultés à équilibrer le travail et la vie privée jouent notamment un rôle. Investir dans de bonnes conditions de vie au travail semble dès lors être crucial pour les entreprises qui veulent garder leurs employés.

Quelque 235 000 personnes (10,8%) ont régulièrement envisagé de changer d'emploi l'année dernière (2017). Ceci représente une augmentation d’un sixième par rapport à l’année 2013 (8,9%) et même d’un quart par rapport au début des mesures en 2004 (8,1%).

Ce nombre accru peut en partie s’expliquer par la reprise économique: un marché du travail serré et un grand nombre d'opportunités disponibles qui permettent davantage aux employés de chercher de nouveaux défis qui correspondent mieux à leurs talents et à leurs attentes. Concrètement, il peut s’agir d’un lieu de travail plus proche du domicile, d’un salaire plus intéressant, d’un poste qui offre une plus grande sécurité d’emploi ou qui est simplement plus intéressant en termes de contenu.

En examinant les chiffres des groupes cibles, on constate qu’il y a plus de roulement chez les personnes dans la vingtaine (17,3%) que chez les personnes de plus de 50 ans (5,2%). Les employés sous contrat temporaire (17,4%) sont également plus enclins à changer d'emploi que leurs collègues réguliers (9,8%), tout comme les employés qui font la navette plus de deux heures par jour (13,3%) par rapport à leurs collègues qui font moins d'une demi-heure (8,8%). L’intention de quitter son job est également plus élevée chez les personnes hautement qualifiées (11,7%) que chez les personnes peu qualifiées (7,6%) et chez les professionnels et les cadres moyens (12,1%) que chez les ouvriers (9,1%).

Outre ces caractéristiques personnelles, ce sont surtout les conditions de travail au sens large qui semblent être un élément important pour expliquer l’intention de départ. De bonnes conditions de travail (au sens large) se démarquent par trois aspects importants:

-       elles offrent un travail motivant et instructif;

-       elles permettent un bon équilibre avec la vie en dehors du travail;

-       elles maintiennent le niveau de stress au minimum.


Parmi les employés travaillant dans de bonnes conditions (telles qu’elles sont définies ci-dessus), 2,7 % envisagent régulièrement de chercher un autre emploi. Ce pourcentage est trois fois plus élevé (9,4%) chez les collègues éprouvant des difficultés avec l'un des trois aspects importants et même dix fois plus élevé (27,4%) chez les employés souffrant de conflits avec plusieurs aspects.

La motivation semble être un bon indicateur. En effet, la proportion d’employés avec une forte intention de départ est plus de sept fois plus élevée chez les personnes qui ont des problèmes de motivation (33,4 %) que chez leurs collègues motivés (4,5 %). On relève également de fortes corrélations avec les opportunités d’apprentissage, la fatigue psychique et l’équilibre entre travail et vie privée. En effet, les chiffres sont presque trois fois plus élevés auprès des employés ayant l’impression de ne pas apprendre assez (22,7 %), ceux faisant face à trop de stress au travail (17,7 %) ou ceux ressentant un déséquilibre entre travail et vie privée, que dans le groupe de contrôle.

L’étude apporte également quelques bonnes nouvelles : 17 % des employés se disent avoir d’excellentes conditions de travail, avec une qualité de job plus que satisfaisante.

Il est clair qu’investir dans de bonnes conditions de travail constitue un remède puissant contre le roulement indésirable du personnel. Une politique de rétention de personnel efficace mise sur des jobs qui ne rendent pas malade ou trop tendu, qui sont captivants et motivants, qui offrent des opportunités d’apprentissage et d’évolution et qui laissent assez d’espace pour la vie de famille et la vie privée.

Toutes les informations, ainsi que des outils et des pratiques concrètes, se trouvent sur les pages http://www.werkbaarwerk.be/werkbaarwerk/leren-en-motiveren/hoe-slag, http://www.werkbaarwerk.be/werkbaarwerk/werkstress/hoe-slag et http://www.werkbaarwerk.be/werkbaarwerk/werk-privebalans/hoe-slag.

 

 

Sources: Stichting voor Innovatie & Arbeid, octobre 2018

 

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An Degryse

A propos de An Degryse

Après avoir obtenu mon diplôme de Master en Psychologie et 15 ans d’expérience professionnelle, j’ai rejoint l’équipe Rainbow en tant que consultante. J’ai toujours aimé saisir les opportunités qui se présentaient à moi et ce, aussi bien dans ma vie étudiante que dans ma vie privée. J’ai ainsi acquis de l’expérience dans le développement des projets pour plusieurs organisations. En politique, j’ai par exemple mis en place une équipe de 20 personnes, géré plusieurs campagnes locales et développé mes compétences humaines et mes connaissances en marketing.

Ma décision de rejoindre l’équipe Rainbow a été motivée par l’opportunité de développer une nouvelle région.

De plus, je me retrouve complètement dans les valeurs véhiculées par Rainbow telles que la passion, le respect et le dynamisme!

En dehors de mon travail, j’aime passer du temps en famille, la musique, les concerts et la pratique de sports tels que la course et la natation. 

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